TMS, sédentarité et prévention : pourquoi la formation gestes et postures devient incontournable
Transformer les recommandations générales en pratiques concrètes adaptées au terrain
Transformer les recommandations générales en pratiques concrètes adaptées au terrain
En 2026, la santé et la sécurité au travail ne sont plus de simples variables d'ajustement. Elles constituent un pilier de la performance, de l'attractivité de la marque employeur et de la fidélisation des équipes. Pour les dirigeants, responsables RH, responsables QHSE et professionnels de la prévention, notamment en Côte-d'Or, à Dijon, Beaune et plus largement en Bourgogne-Franche-Comté, deux risques se renforcent mutuellement : les troubles musculosquelettiques (TMS) et la sédentarité.
Face à ces enjeux, la formation gestes et postures ne doit pas être réduite à une sensibilisation théorique. Lorsqu'elle est adaptée aux situations de travail réelles, elle devient un outil opérationnel pour réduire l'exposition aux risques, améliorer les pratiques et alimenter le Document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP).
À retenir
La prévention des risques ergonomiques couvre notamment les manutentions manuelles, les postures pénibles et les vibrations mécaniques. (Assurance Maladie – Risques professionnels, 2026)
Les troubles musculosquelettiques regroupent les affections qui touchent les muscles, les tendons, les nerfs, les articulations et les structures situées autour de celles-ci. Ils concernent principalement le dos, les épaules, les coudes, les poignets et les genoux.
Ils peuvent apparaître progressivement sous l'effet de plusieurs facteurs :
Les TMS ne concernent donc pas uniquement les métiers physiques. Un salarié travaillant sur écran peut également développer des douleurs cervicales, des lombalgies ou des troubles des membres supérieurs en raison d'un poste mal réglé, d'une position statique prolongée ou d'une utilisation répétée du clavier et de la souris.
Selon l'Assurance Maladie – Risques professionnels, les TMS représentent la majorité des maladies professionnelles reconnues dans le régime général. Ils entraînent des arrêts de travail, une désorganisation des équipes, des coûts de remplacement et parfois une désinsertion professionnelle durable.
Chiffre clé
Environ 88 % des maladies professionnelles reconnues en France sont liées aux TMS, selon les données de référence de l'Assurance Maladie et de l'INRS.
La sédentarité correspond au temps passé en position assise ou allongée pendant les périodes d'éveil, avec une faible dépense énergétique. Elle se distingue de l'inactivité physique : une personne peut pratiquer une activité sportive régulière tout en restant assise plusieurs heures par jour dans le cadre professionnel.
Travail sur écran, réunions prolongées, conduite, télétravail et absence de pauses actives favorisent cette exposition. La sédentarité peut contribuer à l'apparition de douleurs physiques, mais elle est aussi associée à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de dégradation de la condition physique.
L'Anses recommande notamment de limiter les périodes assises prolongées et d'introduire régulièrement des ruptures de sédentarité, par exemple en se levant et en marchant quelques minutes. (anses.fr)
Les actions de prévention peuvent être simples :
La formation gestes et postures permet de transformer ces recommandations générales en pratiques concrètes, adaptées aux métiers et aux contraintes de chaque entreprise.
L'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Cette obligation repose notamment sur les actions de prévention, l'information et la formation des salariés, ainsi que sur une organisation et des moyens adaptés.
Les principes généraux de prévention invitent notamment l'entreprise à :
Le Code du travail prévoit également des dispositions spécifiques pour les opérations de manutention manuelle. Lorsque les salariés sont exposés à des charges ou à des efforts physiques, l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour réduire les risques et leur fournir une information et une formation adaptées. (legifrance.gouv.fr)
Le DUERP est obligatoire dès le premier salarié. Il doit recenser les dangers, analyser les risques et permettre à l'employeur de définir des actions de prévention cohérentes.
Une formation gestes et postures peut alimenter directement plusieurs parties du DUERP :
| Élément observé | Exemple de risque | Action de prévention possible |
|---|---|---|
| Port de charges au sol | Flexion répétée du dos | Utilisation d'un matériel d'aide et apprentissage des techniques de levage |
| Travail sur écran | Posture statique et tensions cervicales | Réglage du poste, alternance des positions et pauses actives |
| Déplacement avec charge | Chute ou effort excessif | Organisation de l'espace, vérification des itinéraires et recours à un chariot |
| Gestes répétitifs | Douleurs aux épaules ou aux poignets | Réorganisation des tâches et amélioration de l'outillage |
| Manutention en hauteur | Perte d'équilibre ou charge instable | Adaptation du matériel et sécurisation de la prise |
Le DUERP ne doit pas rester un document administratif figé. Il doit être actualisé lorsque les conditions de travail évoluent, lorsqu'un accident survient ou lorsqu'une nouvelle situation de risque est identifiée. Les observations réalisées pendant une formation pratique peuvent contribuer à rendre cette évaluation plus fidèle à la réalité.
La réponse dépend de l'activité exercée.
Pour les salariés affectés à des tâches de manutention manuelle, l'employeur doit organiser une information et une formation appropriées aux risques liés à l'activité. La formation doit porter sur les méthodes de travail, l'utilisation des équipements et les principes de sécurité physique et d'économie d'effort.
Pour les métiers administratifs ou les postes principalement sédentaires, la formation gestes et postures n'est pas toujours imposée sous cette appellation. Elle reste toutefois un moyen pertinent de répondre à l'obligation générale de prévention, notamment lorsque l'analyse du DUERP révèle des risques liés au travail sur écran, aux postures prolongées ou à l'aménagement des postes.
Bonne pratique
La bonne approche consiste à ne pas raisonner uniquement en termes de formation obligatoire ou facultative. Il faut partir des situations réellement rencontrées par les salariés et des risques identifiés dans l'entreprise.
Une formation efficace ne se limite pas à expliquer qu'il faut « plier les genoux » pour soulever une charge. Elle doit permettre aux participants de comprendre les risques, d'observer leurs propres pratiques et de tester des solutions adaptées à leur poste.
Le programme de Marie² Formations prévoit notamment :
La formation peut également intégrer, si les conditions le permettent, une observation et une mise en pratique sur le poste de travail réel. Cette approche facilite le transfert des compétences, car les salariés travaillent directement sur leurs outils, leurs contraintes et leurs habitudes professionnelles.
| Bénéfice | Effet pour les salariés | Effet pour l'entreprise |
|---|---|---|
| Meilleure compréhension des risques | Les collaborateurs identifient plus facilement les situations dangereuses | Les remontées de terrain sont plus pertinentes |
| Réduction des efforts inutiles | Les gestes sont mieux préparés et mieux coordonnés | La fatigue et les erreurs diminuent |
| Adaptation des postes | Les contraintes concrètes sont mises en évidence | Les investissements sont mieux ciblés |
| Participation des équipes | Les salariés deviennent acteurs de la prévention | La culture sécurité progresse |
| Suivi après formation | Les bonnes pratiques sont réévaluées | Le DUERP et le plan d'action peuvent être actualisés |
La formation gestes et postures s'inscrit donc dans une démarche plus large. Elle peut être complétée par un diagnostic ergonomique, l'achat de matériel d'aide à la manutention, l'aménagement des postes ou la mise en place d'actions de prévention collectives.
L'Assurance Maladie – Risques professionnels propose une Subvention Prévention des risques ergonomiques destinée à soutenir les entreprises qui agissent contre les manutentions manuelles, les postures pénibles et les vibrations mécaniques.
Selon les conditions publiées pour 2026, cette subvention peut financer plusieurs types d'actions :
La prise en charge peut atteindre 70 % de l'investissement, avec des plafonds qui dépendent du type d'action et de la taille de l'entreprise. Pour certaines actions de prévention, le plafond indiqué est de 25 000 €. Les demandes sont traitées selon les conditions d'éligibilité et les modalités en vigueur au moment du dépôt. (ameli.fr)
Aide financière
Jusqu'à 70 % de prise en charge, dans la limite des plafonds applicables, pour certaines actions de prévention ergonomique.
Il est recommandé de vérifier avant toute inscription :
Une formation gestes et postures peut constituer une première étape. Elle ne remplace pas nécessairement une démarche ergonomique complète, mais elle permet de sensibiliser les équipes et de faire émerger des actions concrètes.
Pour obtenir des résultats durables, l'entreprise peut suivre une démarche en cinq étapes.
Commencez par observer les tâches réellement réalisées : manutention, gestes répétitifs, travail statique, déplacements, utilisation d'outils ou accès à des zones difficiles.
Les collaborateurs connaissent souvent les difficultés quotidiennes qui ne sont pas visibles dans une procédure écrite. Leurs retours permettent de distinguer le travail prescrit du travail réellement effectué.
La formation doit associer apports théoriques, démonstrations, exercices et mises en situation. Dans le programme Marie² Formations, les groupes sont prévus pour 4 à 10 stagiaires, en intra-entreprise, pour une durée de 4 heures.
Il peut s'agir de modifier l'organisation, de rapprocher les outils, de réduire les ports de charge, d'utiliser un chariot, de revoir la hauteur d'un plan de travail ou d'alterner les tâches.
Quelques semaines après la formation, l'entreprise peut vérifier :
Cette logique d'amélioration continue permet de faire de la prévention un véritable levier de performance durable.
Non. Les obligations varient selon les activités et l'exposition aux risques. Les salariés qui réalisent des opérations de manutention manuelle doivent recevoir une information et une formation adaptées. Pour les autres postes, notamment les emplois administratifs, la formation peut être fortement recommandée lorsque le DUERP fait apparaître des risques liés aux postures, au travail sur écran ou à la sédentarité.
Le programme disponible prévoit une durée de 4 heures, avec un groupe de 4 à 10 stagiaires. La formation est réalisée en intra-entreprise, dans les locaux du client, afin de favoriser l'adaptation aux situations de travail réelles.
Non. Elle aborde également les gestes répétitifs, les postures prolongées, les déplacements avec charge, l'organisation de l'espace et les principes d'ergonomie. Lorsque cela est possible, des ajustements peuvent être réalisés directement sur le poste de travail.
Les observations réalisées pendant la formation peuvent aider à repérer les dangers, les situations d'exposition et les mesures de prévention à mettre en œuvre. Elles peuvent ensuite être intégrées à l'évaluation des risques et au plan d'action de l'entreprise.
La Subvention Prévention des risques ergonomiques peut soutenir certaines actions de prévention, notamment des diagnostics, des formations et des équipements éligibles. Les conditions doivent être vérifiées auprès de l'Assurance Maladie – Risques professionnels avant d'engager les dépenses. (ameli.fr)
Les TMS et la sédentarité concernent aujourd'hui une grande diversité de métiers. Pour les prévenir efficacement, l'entreprise doit combiner l'évaluation des risques, l'aménagement des postes, l'organisation du travail et la formation des équipes.
La formation gestes et postures prend toute sa valeur lorsqu'elle est construite à partir des situations réelles. En permettant aux salariés de comprendre les risques, de tester des solutions et d'améliorer leurs pratiques, elle contribue à réduire les efforts inutiles, à renforcer la vigilance et à inscrire la prévention dans le quotidien professionnel.
Pour les entreprises de Dijon, Beaune, de Côte-d'Or et de Bourgogne-Franche-Comté, une démarche en intra permet de travailler directement sur les postes, les équipements et les contraintes propres à chaque activité. Elle peut également constituer un point de départ pour enrichir le DUERP et engager une politique de prévention plus globale.
Une analyse de vos besoins permet de définir un programme adapté à vos métiers, à vos effectifs et à vos contraintes de terrain.
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