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    Prévention

    TMS, sédentarité et prévention : pourquoi la formation gestes et postures devient incontournable

    Transformer les recommandations générales en pratiques concrètes adaptées au terrain

    ·Mis à jour le 7 septembre 2026·Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-Comté

    En 2026, la santé et la sécurité au travail ne sont plus de simples variables d'ajustement. Elles constituent un pilier de la performance, de l'attractivité de la marque employeur et de la fidélisation des équipes. Pour les dirigeants, responsables RH, responsables QHSE et professionnels de la prévention, notamment en Côte-d'Or, à Dijon, Beaune et plus largement en Bourgogne-Franche-Comté, deux risques se renforcent mutuellement : les troubles musculosquelettiques (TMS) et la sédentarité.

    Face à ces enjeux, la formation gestes et postures ne doit pas être réduite à une sensibilisation théorique. Lorsqu'elle est adaptée aux situations de travail réelles, elle devient un outil opérationnel pour réduire l'exposition aux risques, améliorer les pratiques et alimenter le Document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP).

    À retenir

    La prévention des risques ergonomiques couvre notamment les manutentions manuelles, les postures pénibles et les vibrations mécaniques. (Assurance Maladie – Risques professionnels, 2026)

    1. Les TMS et la sédentarité : un double risque pour les entreprises

    A. Comprendre les troubles musculosquelettiques

    Les troubles musculosquelettiques regroupent les affections qui touchent les muscles, les tendons, les nerfs, les articulations et les structures situées autour de celles-ci. Ils concernent principalement le dos, les épaules, les coudes, les poignets et les genoux.

    Ils peuvent apparaître progressivement sous l'effet de plusieurs facteurs :

    • le port et le déplacement de charges ;
    • les gestes répétitifs ;
    • les efforts importants ou réalisés dans de mauvaises conditions ;
    • les vibrations ;
    • les postures prolongées ou contraignantes ;
    • l'organisation du travail et le manque de récupération.

    Les TMS ne concernent donc pas uniquement les métiers physiques. Un salarié travaillant sur écran peut également développer des douleurs cervicales, des lombalgies ou des troubles des membres supérieurs en raison d'un poste mal réglé, d'une position statique prolongée ou d'une utilisation répétée du clavier et de la souris.

    Selon l'Assurance Maladie – Risques professionnels, les TMS représentent la majorité des maladies professionnelles reconnues dans le régime général. Ils entraînent des arrêts de travail, une désorganisation des équipes, des coûts de remplacement et parfois une désinsertion professionnelle durable.

    Chiffre clé

    Environ 88 % des maladies professionnelles reconnues en France sont liées aux TMS, selon les données de référence de l'Assurance Maladie et de l'INRS.

    B. La sédentarité, un risque également présent dans les bureaux

    La sédentarité correspond au temps passé en position assise ou allongée pendant les périodes d'éveil, avec une faible dépense énergétique. Elle se distingue de l'inactivité physique : une personne peut pratiquer une activité sportive régulière tout en restant assise plusieurs heures par jour dans le cadre professionnel.

    Travail sur écran, réunions prolongées, conduite, télétravail et absence de pauses actives favorisent cette exposition. La sédentarité peut contribuer à l'apparition de douleurs physiques, mais elle est aussi associée à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de dégradation de la condition physique.

    L'Anses recommande notamment de limiter les périodes assises prolongées et d'introduire régulièrement des ruptures de sédentarité, par exemple en se levant et en marchant quelques minutes. (anses.fr)

    Les actions de prévention peuvent être simples :

    • alterner les positions assise et debout ;
    • régler correctement le siège et l'écran ;
    • rapprocher les outils fréquemment utilisés ;
    • organiser des pauses courtes et régulières ;
    • marcher lors de certains échanges téléphoniques ;
    • adapter les postes au travail réel des collaborateurs.

    La formation gestes et postures permet de transformer ces recommandations générales en pratiques concrètes, adaptées aux métiers et aux contraintes de chaque entreprise.

    2. Les obligations de prévention de l'employeur

    A. Le rôle du Code du travail

    L'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Cette obligation repose notamment sur les actions de prévention, l'information et la formation des salariés, ainsi que sur une organisation et des moyens adaptés.

    Les principes généraux de prévention invitent notamment l'entreprise à :

    • éviter les risques ;
    • évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;
    • combattre les risques à la source ;
    • adapter le travail à l'homme ;
    • tenir compte de l'évolution de la technique ;
    • remplacer ce qui est dangereux par ce qui l'est moins ;
    • planifier la prévention ;
    • donner la priorité aux protections collectives ;
    • fournir des instructions appropriées aux salariés.

    Le Code du travail prévoit également des dispositions spécifiques pour les opérations de manutention manuelle. Lorsque les salariés sont exposés à des charges ou à des efforts physiques, l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour réduire les risques et leur fournir une information et une formation adaptées. (legifrance.gouv.fr)

    B. Le DUERP comme outil de pilotage

    Le DUERP est obligatoire dès le premier salarié. Il doit recenser les dangers, analyser les risques et permettre à l'employeur de définir des actions de prévention cohérentes.

    Une formation gestes et postures peut alimenter directement plusieurs parties du DUERP :

    Élément observéExemple de risqueAction de prévention possible
    Port de charges au solFlexion répétée du dosUtilisation d'un matériel d'aide et apprentissage des techniques de levage
    Travail sur écranPosture statique et tensions cervicalesRéglage du poste, alternance des positions et pauses actives
    Déplacement avec chargeChute ou effort excessifOrganisation de l'espace, vérification des itinéraires et recours à un chariot
    Gestes répétitifsDouleurs aux épaules ou aux poignetsRéorganisation des tâches et amélioration de l'outillage
    Manutention en hauteurPerte d'équilibre ou charge instableAdaptation du matériel et sécurisation de la prise

    Le DUERP ne doit pas rester un document administratif figé. Il doit être actualisé lorsque les conditions de travail évoluent, lorsqu'un accident survient ou lorsqu'une nouvelle situation de risque est identifiée. Les observations réalisées pendant une formation pratique peuvent contribuer à rendre cette évaluation plus fidèle à la réalité.

    C. La formation gestes et postures est-elle obligatoire ?

    La réponse dépend de l'activité exercée.

    Pour les salariés affectés à des tâches de manutention manuelle, l'employeur doit organiser une information et une formation appropriées aux risques liés à l'activité. La formation doit porter sur les méthodes de travail, l'utilisation des équipements et les principes de sécurité physique et d'économie d'effort.

    Pour les métiers administratifs ou les postes principalement sédentaires, la formation gestes et postures n'est pas toujours imposée sous cette appellation. Elle reste toutefois un moyen pertinent de répondre à l'obligation générale de prévention, notamment lorsque l'analyse du DUERP révèle des risques liés au travail sur écran, aux postures prolongées ou à l'aménagement des postes.

    Bonne pratique

    La bonne approche consiste à ne pas raisonner uniquement en termes de formation obligatoire ou facultative. Il faut partir des situations réellement rencontrées par les salariés et des risques identifiés dans l'entreprise.

    3. Pourquoi une formation adaptée au terrain est plus efficace

    Une formation efficace ne se limite pas à expliquer qu'il faut « plier les genoux » pour soulever une charge. Elle doit permettre aux participants de comprendre les risques, d'observer leurs propres pratiques et de tester des solutions adaptées à leur poste.

    Le programme de Marie² Formations prévoit notamment :

    • une présentation des enjeux de la prévention ;
    • des rappels sur l'anatomie et les principales atteintes, comme les TMS, les lombalgies ou les hernies ;
    • l'identification des situations à risque ;
    • les principes d'économie d'effort ;
    • l'utilisation des appuis et la répartition des charges ;
    • l'organisation de l'espace de travail ;
    • l'utilisation des aides à la manutention ;
    • des exercices de levage et de port de charge ;
    • des mises en situation avec déplacement de charges ;
    • l'analyse des gestes répétitifs et des postures prolongées ;
    • des corrections individualisées.

    La formation peut également intégrer, si les conditions le permettent, une observation et une mise en pratique sur le poste de travail réel. Cette approche facilite le transfert des compétences, car les salariés travaillent directement sur leurs outils, leurs contraintes et leurs habitudes professionnelles.

    Les bénéfices attendus

    BénéficeEffet pour les salariésEffet pour l'entreprise
    Meilleure compréhension des risquesLes collaborateurs identifient plus facilement les situations dangereusesLes remontées de terrain sont plus pertinentes
    Réduction des efforts inutilesLes gestes sont mieux préparés et mieux coordonnésLa fatigue et les erreurs diminuent
    Adaptation des postesLes contraintes concrètes sont mises en évidenceLes investissements sont mieux ciblés
    Participation des équipesLes salariés deviennent acteurs de la préventionLa culture sécurité progresse
    Suivi après formationLes bonnes pratiques sont réévaluéesLe DUERP et le plan d'action peuvent être actualisés

    La formation gestes et postures s'inscrit donc dans une démarche plus large. Elle peut être complétée par un diagnostic ergonomique, l'achat de matériel d'aide à la manutention, l'aménagement des postes ou la mise en place d'actions de prévention collectives.

    4. Les aides financières et les leviers d'action en 2026

    L'Assurance Maladie – Risques professionnels propose une Subvention Prévention des risques ergonomiques destinée à soutenir les entreprises qui agissent contre les manutentions manuelles, les postures pénibles et les vibrations mécaniques.

    Selon les conditions publiées pour 2026, cette subvention peut financer plusieurs types d'actions :

    • les diagnostics ergonomiques ;
    • certaines formations de prévention ;
    • des équipements répondant au cahier des charges ;
    • des actions de sensibilisation ;
    • des aménagements de postes dans une démarche de prévention de la désinsertion professionnelle ;
    • les frais liés à une ressource dédiée à la prévention.

    La prise en charge peut atteindre 70 % de l'investissement, avec des plafonds qui dépendent du type d'action et de la taille de l'entreprise. Pour certaines actions de prévention, le plafond indiqué est de 25 000 €. Les demandes sont traitées selon les conditions d'éligibilité et les modalités en vigueur au moment du dépôt. (ameli.fr)

    Aide financière

    Jusqu'à 70 % de prise en charge, dans la limite des plafonds applicables, pour certaines actions de prévention ergonomique.

    Il est recommandé de vérifier avant toute inscription :

    • si la formation et l'organisme sont éligibles au dispositif visé ;
    • si les dépenses peuvent être engagées avant le dépôt de la demande ;
    • si les équipements correspondent au cahier des charges ;
    • quelles pièces justificatives doivent être conservées ;
    • quelles sont les échéances et les plafonds applicables.

    Une formation gestes et postures peut constituer une première étape. Elle ne remplace pas nécessairement une démarche ergonomique complète, mais elle permet de sensibiliser les équipes et de faire émerger des actions concrètes.

    5. Comment construire une démarche de prévention durable

    Pour obtenir des résultats durables, l'entreprise peut suivre une démarche en cinq étapes.

    1. Identifier les situations exposantes

    Commencez par observer les tâches réellement réalisées : manutention, gestes répétitifs, travail statique, déplacements, utilisation d'outils ou accès à des zones difficiles.

    2. Échanger avec les salariés

    Les collaborateurs connaissent souvent les difficultés quotidiennes qui ne sont pas visibles dans une procédure écrite. Leurs retours permettent de distinguer le travail prescrit du travail réellement effectué.

    3. Former les équipes

    La formation doit associer apports théoriques, démonstrations, exercices et mises en situation. Dans le programme Marie² Formations, les groupes sont prévus pour 4 à 10 stagiaires, en intra-entreprise, pour une durée de 4 heures.

    4. Mettre en œuvre des actions concrètes

    Il peut s'agir de modifier l'organisation, de rapprocher les outils, de réduire les ports de charge, d'utiliser un chariot, de revoir la hauteur d'un plan de travail ou d'alterner les tâches.

    5. Évaluer les résultats

    Quelques semaines après la formation, l'entreprise peut vérifier :

    • si les gestes appris sont réellement utilisés ;
    • si les salariés signalent moins de difficultés ;
    • si les équipements sont adaptés ;
    • si de nouveaux risques sont apparus ;
    • si le DUERP doit être actualisé.

    Cette logique d'amélioration continue permet de faire de la prévention un véritable levier de performance durable.

    Questions fréquentes

    La formation gestes et postures est-elle obligatoire pour toutes les entreprises ?

    Non. Les obligations varient selon les activités et l'exposition aux risques. Les salariés qui réalisent des opérations de manutention manuelle doivent recevoir une information et une formation adaptées. Pour les autres postes, notamment les emplois administratifs, la formation peut être fortement recommandée lorsque le DUERP fait apparaître des risques liés aux postures, au travail sur écran ou à la sédentarité.

    Quelle est la durée de la formation gestes et postures proposée par Marie² Formations ?

    Le programme disponible prévoit une durée de 4 heures, avec un groupe de 4 à 10 stagiaires. La formation est réalisée en intra-entreprise, dans les locaux du client, afin de favoriser l'adaptation aux situations de travail réelles.

    La formation concerne-t-elle uniquement le port de charges ?

    Non. Elle aborde également les gestes répétitifs, les postures prolongées, les déplacements avec charge, l'organisation de l'espace et les principes d'ergonomie. Lorsque cela est possible, des ajustements peuvent être réalisés directement sur le poste de travail.

    Comment relier la formation au DUERP ?

    Les observations réalisées pendant la formation peuvent aider à repérer les dangers, les situations d'exposition et les mesures de prévention à mettre en œuvre. Elles peuvent ensuite être intégrées à l'évaluation des risques et au plan d'action de l'entreprise.

    Existe-t-il des aides financières en 2026 ?

    La Subvention Prévention des risques ergonomiques peut soutenir certaines actions de prévention, notamment des diagnostics, des formations et des équipements éligibles. Les conditions doivent être vérifiées auprès de l'Assurance Maladie – Risques professionnels avant d'engager les dépenses. (ameli.fr)

    Chiffres clés

    • 📊88 % : part couramment attribuée aux TMS dans les maladies professionnelles reconnues en France.
    • 📊70 % : taux maximal annoncé pour certaines dépenses éligibles à la Subvention Prévention des risques ergonomiques en 2026.
    • 📊25 000 € : plafond indiqué pour certaines actions de prévention ergonomique.
    • 📊4 heures : durée du programme gestes et postures proposé par Marie² Formations.

    Conclusion et documents de référence

    Les TMS et la sédentarité concernent aujourd'hui une grande diversité de métiers. Pour les prévenir efficacement, l'entreprise doit combiner l'évaluation des risques, l'aménagement des postes, l'organisation du travail et la formation des équipes.

    La formation gestes et postures prend toute sa valeur lorsqu'elle est construite à partir des situations réelles. En permettant aux salariés de comprendre les risques, de tester des solutions et d'améliorer leurs pratiques, elle contribue à réduire les efforts inutiles, à renforcer la vigilance et à inscrire la prévention dans le quotidien professionnel.

    Pour les entreprises de Dijon, Beaune, de Côte-d'Or et de Bourgogne-Franche-Comté, une démarche en intra permet de travailler directement sur les postes, les équipements et les contraintes propres à chaque activité. Elle peut également constituer un point de départ pour enrichir le DUERP et engager une politique de prévention plus globale.

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